Les fermes de la vie

 

Pour vous, nos radeaux de sauvetage
Vous, les gens, qui lisez ceci pour la première fois, il faut vraiment écouter sinon, vous allez tomber vous aussi dans le trou. Le gouvernement
Nous recrutons
Nous recrutons des activateurs. Calendrier de formation des activateurs principaux Ce sont les personnes, femmes ou hommes, qui prennent en charge
L'autonomie
L'autonomie pour la future civilisation consiste en deux choses : Se passer de tout ce que la civilisation actuelle produit Produire ce dont les
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La résilience
La résilience est la qualité qui défini la capacité d'un système à affronter des attaques. Pour les fermes de la vie la résilience devra affronter
La politique
Notre relation avec la civilisation actuelle. L'organisation des fermes après l'effondrement
La communauté
Construire une communauté dans une nouvelle civilisation... Abandonné tout ce qui nous pourri la vie, mais aussi produire tout ce qui est essentiel
Les terrains
La recherche des terrains est une action qui nécessite une communauté soudée et volontaire. C'est la première difficulté importante qu'il faut

La méthode de construction d’une ferme

Les objectifs sont simples 

 

Permettre aux humains de vivre heureux pendant cette période d’effondrement lent qui éjecte des principaux bienfaits de la civilisation de plus en plus de gens. Permettre au maximum d’humains de survivre à l’effondrement brutal et de vivre après les plus heureux possibles.

Pour vivre heureux, il faut :

 

  • Boire et faire de la cuisine avec de l’eau potable, faire la toilette avec de l’eau propre.
  • Se nourrir de façon saine et en quantité normale
  • Se maintenir en bonne santé et être soigné à tous les niveaux d’intervention, du soin léger d’une infirmière à la chirurgie la plus pointue.
  • Éduquer les enfants, les adolescents et les adultes.
  • Maintenir un niveau performant de recherche dans toutes les sciences qui ne débouchent pas sur des folies énergétiques ou incompatibles avec la nature.
  • Maintenir un haut niveau d’activité culturelle, en exploitant les œuvres passées et en permettant la naissance de nouveaux espaces qui devront assez rapidement remplacer le vide laissé par la mort de toutes les formes de diffusion de ces œuvres (ordinateur, télévision, cinéma, téléphone portable, tablette).
  • Protéger les humains des drames atroces auxquels ils vont être confrontés à partir de maintenant et maintenir une vie agréable et joyeuse.

La construction d’une nouvelle civilisation.

 

Cette construction s’appuie sur les gens et uniquement sur eux.

Aucune décision politique, économique, programmatique, de quelque niveau qu’elle soit proférée, n’est capable de changer notre destin. Et ce destin, celui programmé par cette civilisation, est de disparaitre.

Cette nouvelle civilisation sera construite par des humains vivant dans des entités compatibles avec les exigences de la nature, dont le fonctionnement n’impacte que de façon très mineure la nature, et qui permettrons aux humains de retrouver une vie satisfaisant les besoins fondamentaux.

L’interaction avec la civilisation actuelle.

Nous avons besoin de temps pour nous préparer à vivre dans la prochaine civilisation. Et pendant ce temps, consacré à la construction des fermes, les humains doivent pouvoir vivre et travailler. Ils doivent non seulement continuer à servir cette civilisation pour en obtenir tout ce qui leur permet d’exister, mais en plus, ils doivent consacrer un peu de temps et d’efforts à la construction du futur.

Même si, comme beaucoup, nous constatons plein de choses critiquables dans le fonctionnement de notre monde, il nous parait important de ne pas trop ajouter aux difficultés actuelles et nous préconisons la paix et la tranquillité.

Toutes les révoltes, toutes les révolutions finissent par porter préjudices aux plus faibles d’entre nous.

L‘association « Les fermes de la vie » ne souhaite pas demander une assistance ou une politique dans la mesure où les risques de compromission et de récupération sont très importants et ne pourrons, dans l’état actuel de notre monde, nous apporter une aide efficace. Nous côtoierons simplement les maires de nos communes d’implantation car eux, sont en prise directe avec la population.

Construire une ferme repose sur une personne.

 

C’est cette personne qui va, par sa décision, sauver la vie de cinq cents personnes, et même plus, en tenant compte du phénomène d’entrainement que cela constitue.

A part la gentillesse naturelle, aucune autre qualité n’est indispensable. Chaque femme, chaque homme est plein de défauts et de qualités et cette civilisation nous a formaté pour être largement le contraire de ce qu’il faut être.

Il nous faudra donc apprendre, tous ensemble, à nous comporter avec plus d’écoute des autres, et nous soumettre, oui nous soumettre, à des lois qui sont celles de la nature.

L’humain a joué aux apprentis sorciers, en domptant la nature pour qu’elle le serve. La nature le veux bien à condition qu’on ne modifie pas les équilibres fragiles qui se sont constitués au fil du temps. Nous avons détruit ces équilibres et les conséquences vont être dantesques.

Donc cette personne, vous, pas très adaptée à ce projet, va demander à des gens, pas plus adapté que vous à la nouvelle civilisation, de constituer une communauté pour que tous avancent dans le même sens. Inutile de vous dire que cela ne sera pas un long fleuve tranquille.

C’est pour cela que nous avons dessiné un chemin, et que nous pouvons justifier chaque décision que nous avons inscrites dans le marbre.

C’est pour cela que nous préconisons une attitude particulière à cette personne, vous, pour faire avancer la communauté. Dans votre communauté, vous allez forcément trouver des individus qui ont une autre compréhension, d’autres interprétations, et qui vont vous expliquer avec beaucoup d’arguments, qu’eux ont un chemin plus court, plus facile et que c’est comme cela qu’il faut faire. A ceux-là, vous devez absolument sourire.

Chaque individu apprend aussi par essais-erreurs. Le principal est qu’ils n’entrainent qu’une petite partie des gens avec eux.

Et puis, il nous faut être humble, il se peut que cette idée, révolutionnaire pour nous, soit en fait une bonne idée.

Donc la communauté va avancer lentement, en apprenant à analyser avant d’agir, en toute liberté, et tout à coup un petit groupe veut faire sa propre expérience, eh bien, allons y. Par exemple, il faut utiliser un panneau solaire pour faire fonctionner une pompe. C’est vrai que c’est facile, que ça ne coûte pas cher et que c’est beaucoup plus vite fait que de fabriquer une éolienne avec une chaîne à godets, sans allez acheter quoi que ce soit dans le magasin de bricolage. Le problème c’est que la chaîne à godet fonctionnera encore quand les panneaux solaires auront depuis longtemps disparus.

Le chemin que nous avons tracé est un guide, et vous-mêmes êtes un guide. Vous n’imposez rien. Ce que vous demandez est simplement frappé au coin du bon sens en tenant compte de ce nouveau monde dans lequel nous entrons.

Vous n’avez aucune autorité pour imposer de suivre ce chemin. Donc, les gens qui vous suivrons le feront, soit parce qu’ils ont confiance en vous, soit parce qu’ils ont fait la même analyse. Et c’est cela l’apprentissage de la liberté. Apprendre à faire confiance ou à réfléchir avant d’agir. Malgré les apparences, c’est une chose nouvelle pour la majorité des gens.

Mais vous n’êtes pas seul(e). Une quarantaine d’autres personnes, formées comme vous, vont vous aider, chacun dans un ou des domaines particuliers, à faire avancer la communauté.

 

 

 

 

Une ferme, et puis une autre, et beaucoup d’autres

 

Bien sûr, nous souhaiterions sauver le maximum de gens. Mais ce n’est pas la seule raison.

La raison principale, c’est qu’une ferme seule ne se sauvera pas. C’est-à-dire qu’une ferme isolée, ou même quelques fermes ensemble ne pourront survivre. Il faut un grand nombre de fermes.

Il faut beaucoup de compétences très diverses pour produire tout ce qui est nécessaire pour donner un avenir aux enfants et les faire vivre heureux. Et le nombre de ses compétences est bien supérieur au nombre de fermiers d’une ferme, et même d’un domaine qui est un ensemble de quarante fermes. Regardez simplement le nombre de compétences qu’il faut pour faire un châle en lin. Vous n’êtes pas au bout de vos peines.

L’association « les fermes de la vie » sert aussi, tant que cette civilisation fonctionne encore, à coordonner les actions particulières de chaque ferme dans un ensemble qui doit être homogène. Le marché ni les autorités ne remplissant plus cette fonction, c’est le rôle de l’association assistée par chacun des activateurs principaux.

Beaucoup de choses circulerons entre les fermes : les objets et les produits bien sûr, mais aussi la connaissance.

Nous allons découvrir de nouvelles conditions climatiques, de nouveaux comportements des éléments de la nature autour de nous, et il faudra s’adapter très vite et ne pas faire d’erreur, car alors elles seront payées cache. Une chance qui apparait devra pouvoir être exploitées par le maximum de fermes.

 

Ce qu’apporte une ferme au fil du temps

 

Une ferme déclenche du bonheur autour d’elle dès que le terrain peut être travaillé. Le poulailler va permettre aux enfants de se découvrir des talents et un amour des animaux. Les œufs vont changer le quotidien des gens les plus exclus des bienfaits de cette civilisation. Plus tard les poulets, plus tard encore les premiers légumes, au début bien chiches mais qui au premier printemps vont exploser dans les assiettes.

C’est cela faire une ferme. C’est à la fois apporter immédiatement du bien-être à ceux qui en ont le plus besoin et en même temps construire les moyens de résister pendant le grand chambardement et de vivre heureux et sereins après.

Les fermes vont apporter rapidement une autre perception de la vie et changer beaucoup le caractère et les comportements des humains.

Par exemple, les humains vont apprendre à abandonner ce qu’ils appellent la loi de la jungle et qui n’a d’ailleurs rien à voir avec ce qui se passe réellement dans la jungle. La loi de la jungle, c’est l’entraide et pas la violence souvent gratuite ou pour des chimères comme l’argent et le pouvoir.

Bien sûr avant d’atteindre un état stable, il faudra passer par beaucoup de drames et parfois de violence. Mais c’est à ce prix que nous pourrons contrôler notre destin face à une nature très hostile.

 

Caractéristiques d’une ferme

 

Une communauté de 500 personnes. Pour les communautés près de grandes villes, répartir la provenance des fermiers pour 300 personnes habitant près de la ferme et pour 200 personnes, venant du centre-ville.

A l’intérieur des fermes de la vie :

  • Pas de politique
  • Pas de religion
  • Pas de discrimination

Un terrain d’un hectare de terre agricole situé le plus près possible des habitations et comportant la possibilité d’un apprivoisement fiable en eau (puits, source, …)

Quatre années de développement avant d’atteindre une qualité de fonctionnement optimale.

Les trois éléments centraux de la ferme

La communauté

Une communauté est l’image d’une portion moyenne de la population. On y trouve de jeunes enfants, des adolescents, des adultes, des personnes âgées et des personnes non autonomes.

Tous ces gens ont des besoins très différents et apportent à la communauté des choses très variées.

Comme aujourd’hui, les enfants sont sacrés. Comme ils vivent à la vue de chaque membre de la communauté, chaque adulte doit être très attentif et surtout plein d’attention. Les enfants ont besoin d’apprendre et leur transmettre un savoir est un devoir.

La communauté est autonome. Tous les problèmes doivent se régler à l’intérieur de la communauté. La circulation entre les communautés est difficile en raison de l’absence de moyens de transport. Passer d’une ferme à une autre est très codifié et nécessite souvent des transferts croisés.

Avant l’effondrement, le droit de propriété est un droit fondamental, après l’effondrement le droit de propriété sera largement supplanté par le droit de vivre. Et ce droit sera analysé par les fermes qui détiendrons donc l’autorité sur leur zone de vie. Cela aura notamment beaucoup d’influence sur la forêt et sur les habitations. En effet, il est probable qu’une grande partie de la population ne rejoindra pas une solution pérenne. Deux à trois mois après l’effondrement, la plus grande partie, sinon la quasi-totalité, de cette population aura disparue. De très nombreux logements seront disponibles et permettrons à de nombreux fermiers de se rapprocher maintenant de leur nouveau lieu de vie.

Il faut aussi comprendre que les maisons actuelles ne sont pas très adaptées aux nouvelles conditions qui vont rapidement prévaloir. Absence d’électricité, d’eau courante, de tout à l’égout, de poubelles, de téléphone, températures extrêmes dans la chaleur mais tout de même froides l’hiver, grosses tempêtes mettant à l’épreuve la résistance mécanique des ouvertures et des toits, etc…

Le nouvel urbanisme naîtra lentement en construisant des maisons en terre/paille, beaucoup plus stable thermiquement, hygrométriquement et phoniquement, très résistantes au feu et d’une très longue durée de vie. Si la disponibilité de paille ne pose aucun problème tant que cette civilisation existe, dans le futur, il n’en sera pas de même.

 

 

Le terrain

 

  • D’une surface d’un hectare, de terre agricole.
  • Il doit contenir :
    • Une clôture réalisée en plantant des arbres, si possible fruitiers, à pousse rapide et dense comme les figuiers.
    • Un système de traitement des eaux usées comprenant :
      • Un filtre à sable à l’entrée
      • Un bassin de 10 m3 dit de décantation
      • Un filtre à charbon
      • Un bassin de décantation de 30 m3
      • Un filtre à charbon
      • Un bassin de potabilisation de 20 m3
    • Une basse-cour comportant poules et coq, poulet, lapins et canards.
    • Une zone de jardinage de 1000 m2 comprenant des buttes en permaculture implantées dans des caissons en briques ou en bois fait de planches ou de troncs. Cette technique permet de produire beaucoup de légumes, beaucoup plus que les techniques de maraîchage traditionnelle, en évitant la plupart du temps les arrosages, en diminuant très fortement la quantité de travail, et permet d’avoir des légumes forts, résistants naturellement aux agresseurs et aux maladies.
    • Une zone de murissement des excréments et des litières de 40 m2.
    • Au moins quatre toilettes sèches dont une est réservée aux personnes consommant des antibiotiques et des perturbateurs endocriniens.
    • Un verger de 7000 m2 planté de 1000 arbres fruitiers environ et qui permettra de faire pousser plusieurs strates de légumes et de fruits : des pommes de terre au pieds des arbres, des petits pois et des haricots le long des troncs, ainsi que des framboisiers, des cassissiers, …
    • Dès que les règlements le permettent, implanter :
      • Deux fours à pain ainsi qu’un chauffage à haut rendement.
      • Une cuisine de 200 m2 réalisée en terre paille
      • Et il restera à implanter une grande salle de réunion pouvant contenir 500 personnes, une infirmerie avec une dizaine de lits, une salle pour que les humains puissent réaliser confortablement leur toilette, des ateliers bois, fer, poterie, etc…
      • Un stockage d’eau potable d’au moins 200 m3 et parfois plus en cas de sécheresse prolongée
      • Des chemins empierrés
      • Des ruches
      • Et beaucoup de systèmes très simples permettant d’élever l’eau potable afin qu’elle soit délivrée par la gravité, des systèmes de purification de l’eau par rayonnement ultra-violet issue de la lumière du soleil, des systèmes pour conserver les légumes, les fruits et la viande en très grande quantité, …

Le temps

 

Il faut quatre années pour que l’ensemble des éléments de la ferme réalisent une symbiose pour un développement harmonieux.

Ces quatre années seront aussi consacrées à améliorer le comportement des humains, à leur faire oublier le formatage réalisé par la civilisation actuelle, et pour acquérir le sens des responsabilités nécessaire à la nouvelle liberté.

Ce temps sera aussi consacré à faire un important travail de préparation des humains à résister aux drames affreux qu’ils vont tous devoir affronter à la fin de la période d’effondrement lent et pendant les deux ou trois mois qui suivent l’effondrement brutal.

Caractères de la vie dans la ferme :

 

  • L’autonomie
    • On oublie tout ce que la civilisation actuelle produit, tous les objets, tous les moyens.
    • On construit tout ce qui est nécessaire à la vie des humains uniquement avec ses mains.
    • On transporte la connaissance, toutes les connaissances, dans la future civilisation, c’est-à-dire sous forme écrite.
  • La résilience
    • La résilience se construit face aux attaques. Il faut donc identifier toutes les attaques possibles de la ferme, et construire les meilleures parades possibles.
    • Les attaques sont de deux types :
      • Les attaques sur le physique : le climat chaotique, les températures létales, la sécheresse ou les inondations, les agressions physiques, …
      • Les problèmes liés aux drames affreux que devront affronter chaque fermier : la perte de membres de la famille, d’amis, de connaissance. La perte des repère sociaux et culturel.
    • Les basses énergies
      • La seule énergie disponible sera le bois. Or les forêts ne sont pas créées pour supporter des prélèvements importants et vont beaucoup souffrir du changement du climat.
      • L’utilisation des feux ouvert ainsi que des poêles à faible rendement est totalement proscrit.
      • L’utilisation de l’énergie thermique solaire est à rechercher dans la mesure ou la fabrication des miroirs de concentration est possible avec la moindre énergie.
    • Les basses technologies
      • L’utilisation de chaque appareil fonctionnant avec de l’énergie électrique ne sera plus possible.
      • L’utilisation d’appareil de construction complexe nécessitant des usinages avec des machines électrique ne sera plus possible.

Les fermes, les fermiers et l’argent

 

A part pour quelques fous qui n’ont pas compris la pièce de théâtre dans laquelle ils jouent, l’argent, les lingots d’or et les actions n’ont plus aucun sens.

Aujourd’hui, nous voyons se profiler le moment où nous aurons notre carte de crédit bien replète et même de vrais billets, mais pas suffisamment de nourriture à acheter. Et là, la vie sera difficile.

Les riches seront, demain, ceux qui auront à manger tous les jours. Les pauvres seront ceux qui viendront demander un repas avec une brouette pleine de lingots d’or.

Pendant que cette civilisation existe, une ferme a besoin d’argent pour se construire. L’association reçoit donc des cotisations annuelles de chaque adhérent. Ces cotisations sont de 30€ à l’année pour une personne seule et de 50€ pour une famille. Sue chaque cotisation, un euro est retenu pour financer l’association et un autre Euros pour financer le groupe des facilitateurs. Le reste, soit 28€ ou 48€ sont affectés à la ferme et gérer par l’activateur principal. L’association n’exerce aucun droit sur cette partie des cotisations mais veille à ce que cet argent soit bien utilisé pour le but initial qui est de construire une ferme.

La communauté, lorsqu’elle se construit sérieusement, peut se constituer en association et devenir autonome en récupérant ses finances directement sur un compte en banque qu’elle gère. Nous ne souhaitons pas que les fermes se constitue directement autonome, car la moindre indélicatesse d’une personne vraiment folle pourrait porter préjudice à l’ensemble des autres fermes.

Les fermes de la vie vont vivre trois périodes.

 

Pendant que cette civilisation existe.

 

Cette période est caractérisée par le fait qu’il y a beaucoup de travail à accomplir et que les humains, du moins, ceux qui ont encore une activité professionnelle, sont très occupés.

Ce qu’il faut réaliser pendant cette période

  • La ferme avec sa production d’eau potable, de nourriture, de soins, d’éducation et de joie.
  • Les infrastructures sur la ferme, construite en terre/paille.
  • Planter des arbres fruitiers autant que possible sur les bords de chemin par exemple.
  • Rassembler des graines non modifiées génétiquement.
  • Intégrer le monde médical en lui permettant d’obtenir des solutions de vie.
  • Préparer les fermes hôpitaux.
  • Intégrer le monde scientifique en transportant la connaissance de façon écrite et indexée.
  • Préparer les fermes universités.
  • Préparer les fermes centre de recherche.
  • Intégrer les techniciens pour la sécurité des produits dangereux (chimie, nucléaire, …)
  • Protéger les œuvres écrites car elles ne seront plus en sécurité dans des immeubles sans l’air conditionnée.
  • Aménager les habitations afin qu’elles restent habitables même après l’effondrement.
  • Intégrer les personnes dépendantes.
  • Préparer l’intégration des personnes vivant dans les établissements tels que maisons de retraite et EPHAD.
  • Préparer l’élevage des grands animaux, notamment des chevaux et des vaches.
  • Commencer à répartir les spécialisations des fermes.
  • Travailler à préparer la récolte des denrées indispensables à la vie comme le sel.
  • Préparer les transports longues distances et notamment les fermes relais.
  • Préparer les moyens de communication entre fermes.
  • Préparer les contenus des enseignements à tous les niveaux.
  • Préparer l’exercice d’une nouvelle médecine, moins médicamenteuses et plus accès sur la prévention.
  • Préparer la production des contenants.
  • Préparer l’installation des laboratoires d’analyses biologique et chimique.
  • Préparer les humains à faire face aux évolutions du climat et notamment d’une chaleur létale.
  • Préparer la production des produits pour la toilette.
  • Préparer la production des chaussures et des produits en cuir.
  • Préparer la production des tissus et des habits.
  • Préparer les humains à résister aux drames.
  • Préparer les humains à construire la joie.
  • Préparer des lieux d’implantation de nouvelles fermes pour ceux qui n’auront pas fait l’effort de réfléchir à leur avenir et qui se décideront évidemment très tard.

Et beaucoup d’autres qui ne sont pas lister ici.

Pendant l’effondrement

 

Cette période va durer de deux à trois mois.

Pendant cette période, il faudra en même temps continuer la vie de la ferme et assurer sa sécurité extérieure et intérieure.

C’est une période qu’il aura fallu analyser avec beaucoup de soins les quatre années qui précèdes :

  • Analyser les moyens par lesquelles les fermiers qui habitent loin se rendent dans la ferme.
  • Analyser les moyens de garantir la sécurité des fermes
  • Analyser les moyens par lesquelles on assure la sécurité intérieure.
  • Analyser les moyens par lesquelles on peut orienter les zombis, ceux qui n’ont rien prévu, rien préparé et qui se retrouvent tout près de la mort.

Après l’effondrement

 

La relation de ceux qui vont se retrouver dans une ferme, après avoir réparer les inévitables dégâts provoqués par l’effondrement, va commencer à vivre sereinement. Ils auront appris qu’il faut faire, ce qui est prévu, qu’il faut porter le sourire chaque fois que l’on rencontre quelqu’un, qu’il faut prendre soin des enfants et leur transmettre même de tout petits savoirs, qu’il faut prendre soin des personnes âgées, des personnes différentes, qu’il faut facilités la vie de ceux qui nous font rire ou pleurer le soir, au cours d’un spectacle ou qui nous émerveille par leur sensibilité artistique, qu’il faut aider les chercheurs et les savants à continuer à travailler dans des conditions bien nouvelles pour eux.

Il n’y a plus de gouvernement à pendre, ni de patron, ni de chef, il y a la communauté et la nature.

La nature est un dictateur très persuasif, et souvent très agressif. Il faudra courber l’échine car rien ne peut s’opposer à elle. La communauté devra peut-être parfois prendre des décisions qui ne sont pas le résultat d’un choix facile. La démocratie sera alors très facile à appliquer puisqu’un vote à main levée pourra valider la décision.

L’activateur principale et les activateurs devront évidemment continuer à beaucoup communiquer entre eux, alors que les distances seront devenues très grandes, car, à pied pour faire 4 km, il faut au moins une heure.

 

En conclusion

La vie va beaucoup changer. Et ce changement fait peur. Alors que nous ne savons plus prendre de décision, que tous nos choix sont encadrés par les règlements, les lois, les habitudes, vous allez devoir décider de faire quelque chose qui n’existe nulle part, qui n’a été essayé que par morceaux, qui n’a même jamais été imaginé et qui, à ma connaissance, n’a jamais été présenté publiquement.

Il est vrai que nous allons vivre des évènements qu’aucun des presque huit milliards d’habitants n’a vécu et ne vivront qu’une fois.

Et les conditions qui sont faites lors de l’effondrement actuel n’ont jamais été réalisées avant. Les civilisations des romains et les autres civilisations sont mortes en raison de dérèglements internes de la société, comme pour nous. Mais en plus, nous subissons les avatars laissés par cette civilisation : les terres compétemment artificialisées et impropres à la croissance des végétaux, les eaux partout polluées, la biodiversité réduite à une peau de chagrin, et des humains souvent incapables de raisonner positivement et à penser à leur avenir.

C’est donc un vrai saut dans l’inconnu même si une réflexion et la possibilité de confronté les réflexions permettent de rassurer.

Ce dont nous sommes persuadés est que :

  • Soit, on accepte un suicide collectif lié à l’effondrement de la civilisation.
  • Soit on se prépare et il y a de grandes chances, à condition d’être nombreux, d’oublier rapidement presque tout ce que cette civilisation nous à appris, de vivre heureux, de réaliser de grandes choses, de faire fonctionner comme jamais notre intelligence.

 

Didier LAINARD président de l’association « les fermes de la vie »

 

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