Les fermes de la vie

 

Pour vous, nos radeaux de sauvetage
Vous, les gens, qui lisez ceci pour la première fois, il faut vraiment écouter sinon, vous allez tomber vous aussi dans le trou. Le gouvernement
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Nous recrutons des activateurs. Calendrier de formation des activateurs principaux Ce sont les personnes, femmes ou hommes, qui prennent en charge
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L'autonomie pour la future civilisation consiste en deux choses : Se passer de tout ce que la civilisation actuelle produit Produire ce dont les
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La résilience
La résilience est la qualité qui défini la capacité d'un système à affronter des attaques. Pour les fermes de la vie la résilience devra affronter
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Notre relation avec la civilisation actuelle. L'organisation des fermes après l'effondrement
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Construire une communauté dans une nouvelle civilisation... Abandonné tout ce qui nous pourri la vie, mais aussi produire tout ce qui est essentiel
Les terrains
La recherche des terrains est une action qui nécessite une communauté soudée et volontaire. C'est la première difficulté importante qu'il faut

Article du journal Le monde du 02 avril 2011

 

Le genre humain, menacé

Il sera bientôt trop tard pour remédier aux catastrophes écologiques et à leurs conséquences sociales et politiques

Par Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur

Publié le 02 avril 2011 à 15h11 - Mis à jour le 04 avril 2011 à 15h39 

Temps deLecture 7 min.

Une information fondamentale publiée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) est passée totalement inaperçue : le pic pétrolier s'est produit en 2006. Alors que la demande mondiale continuera à croître avec la montée en puissance des pays émergents (Chine, Inde et Brésil), la production de pétrole conventionnel va connaître un déclin inexorable après avoir plafonné. La crise économique masque pour l'heure cette réalité.

Mais elle obérera tout retour de la croissance. La remontée des coûts d'exploration-production fera naître des tensions extrêmement vives. L'exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l'étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l'énergie ne peuvent ainsi que s'affoler.

Le silence et l'ignorance d'une grande partie de la classe politique sur ce sujet ne sont guère plus rassurants. Et cela sans tenir compte du fait que nous aurons relâché et continuerons à dissiper dans l'atmosphère le dioxyde de carbone stocké pendant des millénaires... Chocs pétroliers à répétition jusqu'à l'effondrement et péril climatique. Voilà donc ce que nous préparent les tenants des stratégies de l'aveuglement. La catastrophe de Fukushima alourdira encore la donne énergétique.

 

De telles remarques génèrent souvent de grands malentendus. Les objections diagnostiquent et dénoncent aussitôt les prophètes de malheur comme le symptôme d'une société sur le déclin, qui ne croit plus au progrès. Ces stratégies de l'aveuglement sont absurdes. Affirmer que notre époque est caractérisée par une "épistémophobie" ou la recherche du risque zéro est une grave erreur d'analyse, elle éclipse derrière des réactions aux processus d'adaptation la cause du bouleversement.

Ce qui change radicalement la donne, c'est que notre vulnérabilité est désormais issue de l'incroyable étendue de notre puissance. L'"indisponible" à l'action des hommes, le tiers intouchable, est désormais modifiable, soit par l'action collective (nos consommations cumulées) soit par un individu isolé ("biohackers"). Nos démocraties se retrouvent démunies face à deux aspects de ce que nous avons rendu disponible : l'atteinte aux mécanismes régulateurs de la biosphère et aux substrats biologiques de la condition humaine.

Cette situation fait apparaître "le spectre menaçant de la tyrannie" évoqué par le philosophe allemand Hans Jonas. Parce que nos démocraties n'auront pas été capables de se prémunir de leurs propres excès, elles risquent de basculer dans l'état d'exception et de céder aux dérives totalitaristes.

 

Prenons l'exemple de la controverse climatique. Comme le démontre la comparaison entre les études de l'historienne des sciences Naomi Oreskes avec celles du politologue Jules Boykoff, les évolutions du système médiatique jouent dans cette affaire un rôle majeur. Alors que la première ne répertoria aucune contestation directe de l'origine anthropique du réchauffement climatique dans les revues scientifiques peer reviewed ("à comité de lecture"), le second a constaté sur la période étudiée que 53 % des articles grand public de la presse américaine mettaient en doute les conclusions scientifiques.

Ce décalage s'explique par le remplacement du souci d'une information rigoureuse par une volonté de flatter le goût du spectacle. Les sujets scientifiques complexes sont traités de façon simpliste (pour ou contre). Ceci explique en partie les résultats de l'étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pilotée par Daniel Boy sur les représentations sociales de l'effet de serre démontrant un sérieux décrochage du pourcentage de Français attribuant le dérèglement climatique aux activités humaines (65 % en 2010, contre 81 % en 2009). Ces dérives qui engendrent doute et scepticisme au sein de la population permettent aux dirigeants actuels, dont le manque de connaissance scientifique est alarmant, de justifier leur inaction.

Le sommet de Cancun a sauvé le processus de négociation en réussissant en outre à y intégrer les grands pays émergents. Mais des accords contraignants à la hauteur de l'objectif des seconds sont encore loin. S'il en est ainsi, c'est parce que les dirigeants de la planète (à l'exception notable de quelques-uns) ont décidé de nier les conclusions scientifiques pour se décharger de l'ampleur des responsabilités en jeu. Comment pourraient-ils à la fois croire en la catastrophe et ne rien faire, ou si peu, pour l'éviter ?

 

Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s'est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur. Parce que nous créons les moyens de l'appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible.

Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l'improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu'au point de basculement, le moment où la multiplication des désastres naturels dissipera ce qu'il reste de doute. Il sera alors trop tard. Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n'aurons aucun moyen de les refroidir.

La démocratie sera la première victime de l'altération des conditions universelles d'existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l'échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l'eau, la fin de l'énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l'érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes... produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s'en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits.

 

L'ampleur des catastrophes sociales qu'elles risquent d'engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. C'est, hélas, une réalité historique objective. A cela s'ajoutera le fait que des nouvelles technologies de plus en plus facilement accessibles fourniront des armes de destruction massive à la portée de toutes les bourses et des esprits les plus tourmentés.

Lorsque l'effondrement de l'espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l'urgence n'aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l'Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s'être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces.

Le stade ultime sera l'autodestruction de l'existence humaine, soit physiquement, soit par l'altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l'individu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C'est l'unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s'agit guère de l'avenir, il s'agit du présent. Le cyborg n'est déjà plus une figure de style cinématographique, mais une réalité de laboratoire, puisqu'il est devenu possible, grâce à des fonds publics, d'associer des cellules neuronales humaines à des dispositifs artificiels.

 

L'idéologie du progrès a mal tourné. Les inégalités planétaires actuelles auraient fait rougir de honte les concepteurs du projet moderne, Bacon, Descartes ou Hegel. A l'époque des Lumières, il n'existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d'une autre. Aujourd'hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).

Les échecs répétés des conférences de l'ONU montrent bien que nous sommes loin d'unir les nations contre la menace et de dépasser les intérêts immédiats et égoïstes des Etats comme des individus. Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l'avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage.

Le nouveau paradigme doit émerger. Les outils conceptuels sont présents, que ce soit dans les précieux travaux du Britannique Tim Jackson ou dans ceux de la Prix Nobel d'économie 2009, l'Américaine Elinor Ostrom, ainsi que dans diverses initiatives de la société civile.

 

Nos démocraties doivent se restructurer, démocratiser la culture scientifique et maîtriser l'immédiateté qui contredit la prise en compte du temps long. Nous pouvons encore transformer la menace en promesse désirable et crédible. Mais si nous n'agissons pas promptement, c'est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer.

Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l'écologie.


Michel Rocard, ancien premier ministre, coauteur avec Alain Juppé de "La politique, telle qu'elle meurt de ne pas être" (JC Lattès, 314 p., 18 €).

 

Dominique Bourg, professeur à la faculté des géosciences et de l'environnement de l'université de Lausanne, membre du Comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot

Floran Augagneur, philosophe, enseigne la philosophie de l'écologie à l'Institut d'études politiques de Paris

Les documents suivants sont la base de mes connaissances pour dessiner le futur.

Il faut remarquer que les évolutions du monde s'accélèrent de façon exponentielle et que ce qui est écrit au mois de mai est déjà dépassé au mois de juillet.

Il en est ainsi de l'augmentation de la température moyenne de la terre.

La COP21 a annoncé qu'il ne fallait surtout pas dépasser 1,5°C à l'année 2100.

Une année plus tard le GIEC annonçait qu'il serait difficile de tenir les 2°C en 2100.

Six mois plus tard le groupe de chercheurs Australiens de Breaktrough annonçait comme très probable une augmentation égale ou supérieur à 3°C en 2050.

Et aujourd'hui on s'alarme de la fonte du permafrost, en raison des températures de plus de 35°C à Novossibirsk, tout près du cercle polaire.

Car il faut bien mesurer que la quantité d'équivalent CO2 lâchée par le permafrost est équivalent à ce qui a déjà été émis dans l'atmosphère par notre société depuis le début de l'ère industrielle. 

Et pour ajouter à notre désarroi, aucune étude scientifique n'a intégré cette nouvelle donnée surgit brusquement à la fois dans le monde réel et dans les mesures scientifiques. Bien sûr compte tenu de la latence des effets de ces gaz, nous ne verrons leurs effets que dans une dizaine d'années et leurs effets maximum dans trente années.

C'est pour cela qu'il faut plutôt prévoir que nous aurons quatre degrés Celsius de plus en 2050. Si c'est un peu moins, ce ne sera que du bonheur.

Une telle augmentation est mortelle pour la civilisation et donc pour les humains qui dépendent de cette civilisation.

Pour les fermes de la vie, ce sera un élément naturel qui a été pris en compte depuis le début.

Bien sûr les quelques jours pendant lesquelles la température dépassera les 50°C seront pénibles, d'autant plus qu'il y aura beaucoup de travail dehors pour préserver les plantes et les animaux, mais cela pourra être traversé normalement.

Trois degrés en 2050

 

Quand je regarde les réseaux sociaux ou que j'entends la télé derrière moi, je comprends que tout le monde parle de futilité, les masques, le gouvernement, la laïcité, le voile, les violences, les manifestations, etc...
Savez-vous que nous allons avoir, dès le mois d'octobre, des millions de chômeurs en plus. Et que cela ne va faire qu'empirer pendant 2021. Que faites-vous face à cela ?
Ah oui je sais, vous allez faire la révolution ! Virez ce gouvernement, et après ?
Vous êtes peut-être immunisé contre le chômage, vous avez peut-être beaucoup d'argent. Mais êtes-vous sûr que vous trouverez toujours de la nourriture à acheter, même avec votre fortune ?
 
Vous avez oublié que, dans cette civilisation, il faut un salaire pour vivre, mais qu'avec un salaire, on n'est pas certain de pouvoir vivre.
 

Le dernier été (10)

Je ne sais pas si je commencerai à écrire les chroniques de la vie dans une ferme de la vie. Le monde évolue très rapidement. Nous sommes en train de basculer dans la phase où les choses qui nous concernent ne sont plus maîtrisables même pour chacun de nous.

C’est la phase où le médecin dit à la famille : « il faut se préparer à l’inéluctable, la fin est proche ».

Quand j’analysais, il y a maintenant plus de quatre ans, les causes d’un probable effondrement, que j’écoutais et que je lisais Pablo SERVIGNE, Jean-Marc JANCOVICI, et beaucoup d’autres, que je m’évertuais à lire les rapports scientifiques des bénévoles du GIEC (IPCC), des chercheurs américains ou surtout australiens, j’avais de plus en plus le moral dans les chaussettes.

J’ai alors décidé de trouver une solution. En fait je n’ai pas décidé, mon opinion sur le futur étant faite, il fallait avancer et c’est tout naturellement que j’ai chercher le chemin qui permettrait à mes petits-enfants d’avoir un avenir, peut-être pas celui dont ils rêvaient, mais un avenir qui rempli la vie d’une femme ou d’un homme honnête.

Cette solution se concrétise sous la forme d’une structure comprenant une communauté de cinq cents personnes qui construit tout ce qu’il faut pour vivre dans des conditions pouvant être dantesques, sur un terrain d’un hectare, et un travail de cette communauté de quatre années.

Et de beaucoup de ces communautés reliées entre elles.

Cette solution ne s’oppose pas ni ne gêne en rien cette civilisation, ce qui ne veux pas dire qu’il n’y aurait point eu d’opposition.

Aujourd’hui, je pense que nous n’aurons pas le temps de construire ces canots de sauvetage. Plusieurs raisons à cela :

  • La dégradation générale des conditions de vie. Quand un homme à faim, il ne pense pas qu’il devrait construire ce qui lui donnera à manger avec certitude, il pense à manger, point.
  • Le plongeon de la presque totalité des économies dites avancées dans une crise profonde qui va dégrader encore le système global, pire que 1929, disent beaucoup d’économistes qui, c’est vrai, ont raconté tellement de bêtises.
  • L’attitude des citoyens (si on peut encore utiliser ce mots) qui préfèrent faire la bagarre que construire une solution sereine (l’un n’empêchant pas l’autre). Et ceux qui attendent que tout cela débouche avant de lever le petit doigt. Ils ne vont pas être déçus.
  • La dégradation de petits éléments du système qui en disent longs sur son état général.
  • Etc…

Alors bien sûr, je vais continuer, je suis comme un bœuf qui avance tête baissée.

Et puis des gens très compétents dans le social et humainement hors du commun viennent travailler avec nous, je voudrais citer Adjélé BERTHIER-WILSON, qui est maintenant l’espoir pour agir avant que les situations ne soient trop dégradées.

J’ai personnellement fait l’erreur d’essayer de convaincre des gens, amis sur Facebook, citoyens ordinaires, responsables politiques ou fonctionnaires des administrations. Si tout n’a pas été un échec, il faut bien reconnaitre que ce ne fut pas un succès qui permet de sauver un morceau d’humanité. Alors grâce à Adjele, et comme vous n’êtes pas autonomes dans vos décisions, nous nous adresserons maintenant autant que possible directement aux gens qui ont envie d’agir. Les autres, et bien qu’ils vivent leur vie.

Nous savons qu’environ vingt pour cent des maires de France sont prêt à nous aider. Nous allons leur demander de nous soutenir, parce qu’il est évident que c’est aussi soutenir leur population et que, si ensemble nous arrivons à créer une ferme dans presque chacune de leur commune, alors l’avenir sera plus souriant. Beaucoup de gens, au lieu d’attendre des subsides des services sociaux ou des associations pourront produire leur nourriture à partir du printemps 2021. Ceux là seront indépendant et quasiment sauvés.

Vous qui lisez cela, vous avez la possibilité, pourvu que vous soyez capable de tendresse, d’amitié, d’un peu d’altruisme, de créer votre ferme. C’est simple maintenant. Dans trois mois, ce sera beaucoup plus compliqué, non seulement parce que vous aurez dans vos pattes un nombre de chômeurs que la France n’a jamais connu, mais parce que ces chômeurs ne travaillent plus. Ils ne récoltent plus votre nourriture, ne la trient plus, ne la transportent plus, ne réparent plus les camions, ne réparent plus les pompes à essence, etc… etc…

Il y a encore un peu d’espoir, un tout petit espoir. Aidez-moi à entretenir la flamme.

Didier LAINARD

PS : Parmi les détails qui me mettent le moral dans les chaussettes :

  • Le crédit mutuel est une banque composée en France de plusieurs régions. Si vous avez une nouvelle carte de crédit d’une région, vous ne pouvez retirez de l’argent dans une autre région, au début du mois d’aout. Le CIC, qui est un allié du crédit Mutuel, permet lui ces retraits d’où que proviennent votre carte. C’est une erreur de mise à jour m’a-t-on dit. Que ce soit volontaire est troublant, si c’est une erreur ou un oubli cela l’est encore plus.
  • La France réautorise l’utilisation de pesticides mortels pour les abeilles. Qui est le criminel, et là je parle de crime contre l’humanité, qui permet une telle chose.
  • Etc… mais pour aujourd’hui c’est déjà pas mal.
 
Nous risquons d'avoir faim, tous, ceux qui manquent d'argent et ceux qui en ont plein.
Notre agriculture ne produit pas de nourriture, mais des matières premières pour l'industrie agro-alimentaire.
Les autorités, au moins les locales, savent que pleins de problèmes leur arrivent sur le coin de la figure, Pôle-emploi les a prévenus. On double les chômeurs de catégorie A au début de 2021.
Que faut-il faire face à un tel tsunami largement sous-évalué pour ne pas effrayer les chaumières ?
 
Les communes, enfin celles qui peuvent, ont prévu un peu d'argent pour aider les plus démuni. Elles ont diminué les subventions aux associations, cela leur fera un petit matelas financier pour aider les plus nécessiteux.
 
C'est là une des caractéristiques de la fin de cette civilisation, toutes les solutions aux problèmes humains passent par l'argent.
 
Une autre solution est possible. Donner aux exclus, aux laissés pour compte, aux maltraités, la possibilité de produire eux même ce dont ils ont besoins. Et étendre cela à tous ceux qui veulent se rapprocher de la nature, comprendre ce que les humains ont le droit de faire avec le corps de dame nature. L'idée est dure à avaler : comment, moi, le gouvernement ne me donne pas suffisamment d'argent pour avoir de quoi vivre ? Comment cela, le gouvernement n'a pas prévu des réserves de nourriture pour les trois ans qui viennent ?
 
Bien oui madame, monsieur, le gouvernement y pense à votre problème, mais lui non plus n'a pas d'argent pour faire tout ce qu'il voudrait. Les banques non plus n'ont plus d'argent.
 
L'argent leur file entre les doigts vers des puits sans fond qui exigent et qui nous inoculent la potion magique du bien être par écran interposé.
 
Pourtant la solution est facile, heureuse et pour tous. Pour la multitude qui espère simplement bien vivre et pour les grands chapardeurs. Ceux-là auront tout pour eux, tout ce qui importe pour eux, l'argent par dizaines de milliards, et la multitude aura tout ce qui fait un humain debout. Bien sûr, cela ne se fait pas en claquant dans les doigts. C'est un travail, un sacerdoce, un engagement. Et, alors que la crise n'est pas vraiment commencée, les gens sont pour la plupart déjà un peu paumés. Alors si vous avez, vous qui me lisez, encore un peu de conscience rationnelle et d'altruisme, réunissons-nous pour faire avancer cela.
 
Dans cette action, il n'y a pas d'argent, il n'y a pas de pouvoir, seulement le goût d'une vraie aventure réalisée dans les contrées les plus sauvages et les plus nobles, le cœur torturé des humains.