Les fermes de la vie

 

Pour vous, nos radeaux de sauvetage
Vous, les gens, qui lisez ceci pour la première fois, il faut vraiment écouter sinon, vous allez tomber vous aussi dans le trou. Le gouvernement
Nous recrutons
Nous recrutons des activateurs. Calendrier de formation des activateurs principaux Ce sont les personnes, femmes ou hommes, qui prennent en charge
L'autonomie
L'autonomie pour la future civilisation consiste en deux choses : Se passer de tout ce que la civilisation actuelle produit Produire ce dont les
L'autonomie
L'autonomie pour la future civilisation consiste en deux choses : Se passer de tout ce que la civilisation actuelle produit Produire ce dont les
La résilience
La résilience est la qualité qui défini la capacité d'un système à affronter des attaques. Pour les fermes de la vie la résilience devra affronter
La politique
Notre relation avec la civilisation actuelle. L'organisation des fermes après l'effondrement
La communauté
Construire une communauté dans une nouvelle civilisation... Abandonné tout ce qui nous pourri la vie, mais aussi produire tout ce qui est essentiel
Les terrains
La recherche des terrains est une action qui nécessite une communauté soudée et volontaire. C'est la première difficulté importante qu'il faut
À la demande de Baptiste Camille, qui me fait un grand honneur, je vous ai concocté ce petit texte, qui n’est pas seulement un texte, mais la raison qui m’habite, le sang qui me fait vivre encore un peu.
 
À vous les artistes, vous les étranges, vous qui voulez gagner votre vie en faisant rire les autres, ou en les faisant pleurer, ou en les surprenants, vous êtes dans mon cœur et dans mes préoccupations depuis bientôt huit années maintenant.
Et non, je n’ai pas de solution pour vous dans cette civilisation. Mais, même si cela ne vous consolera pas, vous n’êtes pas les seuls à crever de faim, de désespoir, d’abandon, de trahison, d’injustice. Parce que, ceux qui gèrent votre vie, ne perdent pas un centime de salaire quand ils décident de vous priver de votre salaire.
Beaucoup sont comme vous, laisser au bord de la route par cette économie, par ce marché, par cette civilisation. Et vous allez être de plus en plus nombreux, que vous soyez saltimbanque, caissière de supermarché, employé de banque ou tourneur-fraiseur.
Notre destin à tous est maintenant parfaitement inéluctable, la mort de cette civilisation va entrainer la mort des humains comme la mort du pharaon entrainait la mort de ses serviteurs.
Oui, cette civilisation est sur la fin. Je pourrais vous expliquer cela par le climat, par les matières premières, par l’énergie, par les dômes de chaleurs, par la production alimentaire, par l’inconséquence des dirigeants, mais rien de tout cela ne pourrait créer un cataclysme, comme le dis le GIEC, de l’ampleur de la fin d’une civilisation. Mais tout cela conjugué le peut si un petit évènement survient, comme la crise des « SubPrime » le 29 septembre 2008, qui a arrêté la totalité des banques du monde entier dans la même minute, et cela, pour onze à quinze jours.
Alors que faire ? Pardonnez ma prétention, mais je suis certain d’avoir un morceau de la solution.
Demain, vous, les saltimbanques, comme la caissière de supermarché, comme le tourneur fraiseur certainement au chômage, vous voudriez vivre et si possible bien. Vous voudriez rire et faire rire, pleurer le moins possible et nous faire pleurer à chaud de larmes, être émerveillé de l’émerveillement que vous avez provoqué, être triste quand nous ne sommes pas attentifs. Vous voudriez manger chaque jour à votre faim et parfois beaucoup mieux que d’habitude, vous voudriez aidez votre maman quand la fin s’approche et saluer la naissance du bébé avec une immense fête, vous voudriez caresser et être caressé, regarder au fond des yeux et être regardé pareil, plaisanter avec votre voisin de table, vous voudriez jouer au ballon de temps à autre, être soigné de la meilleure façon possible et prendre des cours de chants et beaucoup d’autres choses.
En fait vous voulez vivre comme un humain debout, libre et responsable. C’est cela que je vous propose.
Et cela ne se fera pas tout seul. Et cela tombe bien parce qu’il faut aussi des saltimbanques pour la construire cette future civilisation. Et il ne faut pas attendre que l’actuelle soit moribonde, il faut du temps, des efforts, de l’amour, de la joie, de la tendresse, de l’attention à l’autre, même s’il n’est pas content, même s’il râle, même s’il a un foutu caractère.
Oui je sais, vous devez commencer à vous décourager, il faut trop de choses que vous n’avez pas bien. Pour cela, nous avons un élixir spécial qui vous soigne rapidement.
Et il va falloir en reprendre de l’élixir, parce que décidément rien ne vous sera épargné. Ce n’est pas parce que vous avez pris la bonne décision et que vous avez commencé à avancer sur le bon chemin que les difficultés ne sont pas au-dessus de vos têtes. Tout ce qui est démesuré en force, en violence, en traitrise, se ligue contre vous. Vous allez avoir froid quand il fait froid, chaud quand il fait chaud, vous allez être déstabilisé par le vent, par les torrents de pluie, par les neiges soudaines, par des chaleurs inimaginables pendant des jours et des jours, et des nuits. Et en plus, il faudra agir pour que les restes de l’actuelle civilisation ne nous tuent pas, pour replanter des arbres et les faire pousser, pour éduquer les enfants et les adultes, pour soigner et pour préserver la bonne santé.
Mais le soir, votre heure de gloire arrive. Après le repas, c’est ici que vous existez, que vous prenez votre envol au-dessus de cette foule pas très attentive et goguenarde qu’il va vous falloir mater. C’est ici votre rôle de semeur de bonheur, vous n’avez que cela à offrir. Allez-y, Les trois coups et hop….
Je ne suis pas sûr que vous compreniez bien. Si peu de gens comprennent….
Alors bien sur tout cela ne se fait pas au hasard.
C’est un bateau, plutôt un radeau qui va vous permettre de vivre demain, d’être de vrais humains, pas des esclaves consentant de cette civilisation.
Ce sont des communautés qui se créées, un peu partout en France, guidées par des personnes remarquables, qui ont tout sentis et beaucoup compris.
Dès que ces communautés sont assez fortes, elles travaillent à obtenir un terrain d’un hectare, 120 pas sur 120 pas. C’est ce terrain qui va permettre à cette communauté de 500 personnes, à terme, de construire un lieu qui apporte tout ce qu’il faut pour vivre : l’eau et la nourriture, les soins et la bonne santé, l’éducation de l’enfant en bas âge au sein de sa mère, jusqu’au chercheur en mécanique quantique, la culture, la joie, l’émerveillement, la force, l’adaptabilité.
Ces communautés obtiennent ce qu’elles veulent en expliquant, en racontant. Elles ne cherchent pas à s’opposer, elles refusent la violence, la haine ou la méchanceté. Il est vrai que ceux qui comprennent sont assez peu nombreux, mais c’est notre destin d’agir avec bonté, gentillesse, amabilité pour obtenir un peu.
Ces fermes sont apolitiques, areligieuses et sans discrimination. À partir du trois centièmes fermiers acceptés sans contrôle, on privilégie les citadins de la ville voisine et certaines compétences.
Dans cette ferme, vous êtes libres, il n’y a que très peu de décisions à prendre. Et le vote à main levée est tout à fait adapté. La ferme appartient à chacun de ses fermiers. Autour, il n’y a plus rien pendant et après l’effondrement, ni banque, ni justice, ni police, ni armée, ni services fiscaux. Dans la ferme, il n’y a pas d’argent, le saltimbanque qui fait rire le soir ou le cordonnier qui fabrique la paire de chaussure ou le chirurgien cardiaque, tous ont la même valeur, tous valent la même chose.
Dans la ferme, il n’y a pas de chef, mais un guide, qui est l’initiateur du début ou un autre s’il a été révoqué par un truc que certain voudrais voir exister maintenant, des activateurs qui sont les guides pour les domaines de compétences dans la ferme comme l’eau, la forêt, les légumes, les arbres fruitiers, la bonne santé, la basse-cour, … Il y a un conseil des sages qui devrait être assurés par les premiers fermiers ayant affrontés les premières difficultés et ultérieurement par les plus expérimentés. Si j’ai la chance de voir cela, j’espère être l’un d’eux.
Autour de vous, il y a d’autres fermes, chacune avec un hectare de terre et leurs cinq cents fermiers et vous les saltimbanques vous pourrez vous réunir pour aiguiser votre talent, pour construire de plus grandioses et étranges spectacles, bien sûr aussi pour rencontrer la jolie fille ou le beau garçon (jolie et beau, c’est vous qui dites, moi je ne juge pas).
Quand j’ai commencé à construire ce projet, une des premières choses auxquels j’ai rêvé en imaginant la vie des fermiers, c’est de voir une pièce de Shakespeare, vous savez : « dont kill the messenger » !. Je sais que là, les fermes tourneront suffisamment bien pour que l’avenir des enfants soit assuré.
Beaucoup de gens de grands talents sont venu à côté de moi pour permettre aux gens de lâcher le bastingage du Titanic, qui à l’air si fiable, si solide, mais qui vous entraine dans le fond, et sauter dans notre barque si fragile, qui se dandine sur les flots, mais qui pourra vous conduire vers d’autres horizons.
Si vous permettez, je suis sûr qu’elles ont aussi des agaceries d’artistes, il serait bon que les projecteurs les illuminent de temps en temps.
Évidement, tout ce que nous faisons, tout ce que vous ferez avec nous sera totalement bénévole. Si vous pensez pouvoir apporter quelque chose de vous à d’autres, ne serait-ce que votre sourire, vous êtes les bienvenus. Mais chez nous, il n’y a pas de cérémonie des césars, ni de fortune en monnaie, ni de gloire autre que celle des fermiers qui vous côtoient.
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Merci à Baptiste Camille.