Les fermes de la vie

 

Pour vous, nos radeaux de sauvetage
Vous, les gens, qui lisez ceci pour la première fois, il faut vraiment écouter sinon, vous allez tomber vous aussi dans le trou. Le gouvernement
Nous recrutons
Nous recrutons des activateurs. Calendrier de formation des activateurs principaux Ce sont les personnes, femmes ou hommes, qui prennent en charge
L'autonomie
L'autonomie pour la future civilisation consiste en deux choses : Se passer de tout ce que la civilisation actuelle produit Produire ce dont les
L'autonomie
L'autonomie pour la future civilisation consiste en deux choses : Se passer de tout ce que la civilisation actuelle produit Produire ce dont les
La résilience
La résilience est la qualité qui défini la capacité d'un système à affronter des attaques. Pour les fermes de la vie la résilience devra affronter
La politique
Notre relation avec la civilisation actuelle. L'organisation des fermes après l'effondrement
La communauté
Construire une communauté dans une nouvelle civilisation... Abandonné tout ce qui nous pourri la vie, mais aussi produire tout ce qui est essentiel
Les terrains
La recherche des terrains est une action qui nécessite une communauté soudée et volontaire. C'est la première difficulté importante qu'il faut
 
Ecoutez, le tocsin sonne, il faut se dépêcher
Ma France est celle du clocher de mon village, en Charente, qui sonne les heures, les messes, les mariages et les défunts. Ma France est celles de ces prairies fleuries ou je me roulais à la grande colère de mon oncle qui perdait ainsi un peu du foin pour ses vaches. Ma France est celle de l’école de mon village et de son vieil instituteur républicain qui a affiché dans la classe pendant des années les photos des résistants du village, elle est celle des jeux de guerre, il n’y en a jamais assez, des enfants à courir dans la campagne, en sautant les ruisseaux et en traversant en trombe les jardins, pourchassés par des ménagères courroucées. Ma France, c’est le lycée puis l’université où j’ai appris à jouer aux échecs et aux tarots des nuits sans fin. Ma France, ce sont ces entreprises qui m’ont confié une toute petite partie de leur destin et qui m’ont permis de parcourir le monde.

Ma France, je ne te reconnais plus.

La liberté, l’égalité et la fraternité ont disparu dans une gestion catastrophique des crises qui s’accumulent. Dans mon pays, on nasse les manifestants, on éborgne, on arrache les mains et on tue des policiers. Dans mon pays, Les pauvres deviennent plus pauvres et les riches augmentent immensément leur richesse. Dans mon pays, Ma France, on interdit un médicament avant de savoir s’il pourrait être efficace, au risque bien vérifié, de faire mourir avant l’heure de dizaines de milliers de personnes. Ma France tolère des millions de pauvres, des milliers de sans-abri, expulse de leurs tentes bien légères en plein hiver, des réfugiés sans prévoir un lieu de chute. Dans ma France, si tu voles de la nourriture tu es puni mais si tu voles des milliards, on négocie avec toi. Ma France, mon pays, où des scientifiques incontestables sont contredits par des commentateurs omniscients, mon pays qui prend des décisions sans tenir compte de la vie, qui préfère sauver les revenus des capitalistes plutôt que la vie des enfants.
Car les enfants vont disparaitre, et le marché ne s’en occupe pas, et nos hauts fonctionnaires ne s’en occupent pas, et les cadres des grandes entreprises ignorent cela superbement, et nos médias s’en foutent, trop occupés qu’ils sont à protéger leur pauvre existence.
Pourtant, ils y vont, eux aussi, dans le mur.
Nos gouvernants, l’Europe, ont décidé de contraindre ma France à diminuer de 57% ses émissions de gaz à effet de serre avant 2030. Voilà qui devrait satisfaire les écologistes de tout poils. Mais il semble que ce ne soit pas suffisant, en Allemagne, la chef de gouvernement, Madame MERKEL, a été mise en minorité parce que les écologistes voulaient une réduction de 65%. Cela part d’une bonne intention et certainement que beaucoup des plus importants hommes d’affaires sont en train de calculer comment ils vont gagner des milliards.
Il est dommage que cela se fasse au détriment de la vie des plus pauvres, des moins pauvres et de la classe moyenne.
En fait ça veut dire quoi, 57% de GES en moins : cela correspond à peu près à ne plus rien faire quatre jours et quatre nuits par semaine. Bien sûr à ne pas conduire sa voiture, à ne pas cuisiner, à ne pas utiliser l’eau chaude, à stopper les camions sur les routes, à arrêter toutes les machines qui consomment de l’énergie… Et on ne compense pas les trois jours restants.
Cela n’aura aucune incidence sur le climat avant 2050. Les simulations montrent que nous aurons une élévation de la température moyenne de la terre de 3°C en 2050 quoi que l’on fasse d’ici là. Est-ce que des humains vivront encore pour vérifier que cette décision était la bonne ?
Mais comment est-il possible qu’on nous annonce une croissance du PIB de 4% en 2021 et en 2022 et en même temps une diminution de 57% en 8 ans des émissions de gaz à effet de serre. Serait-il possible que des miracles se produisent ?
Nous annonçons de bien mauvaises nouvelles, mais il est difficile de croire que tout va allez bien, que la sécheresse n’aura aucune incidence, qu’aucune entreprise ne va déposer le bilan, que suffisamment d’emplois seront créés pour que les chômeurs retournent au travail et que les insectes et donc les oiseaux reviennent chez nous.
Si nos dirigeants avaient un minimum de conscience, avant de prendre une décision si grave pour des millions de personnes, ils se seraient poser la question d’une solution pour sauver un peu d’humanité. Cette solution existe, elle est facile, agréable, heureuse et surtout fiable dans la mesure ou notre terre reste vivable. Mais voilà, cette solution ne rapporte rien, il n’y a pas de cash à se faire. Ce n’est pas comme fabriquer des vaccins.

Une autre solution est possible.

Quand on se trompe de route, il faut revenir en arrière, c’est plus prudent.
Notre solution est de nous préparer.
Construire des structures qui permettent à cinq cents personnes de devenir totalement autonome de l’actuelle civilisation, dans tous les aspects de la vie, de devenir résilient par rapport à une nature en colère, par rapport aux humains qui n’auront pas souhaité intégrer ces structures, par rapport à tous les dangers que va nous laisser cette civilisation.
Cela ne gênera en rien l’actuelle civilisation et, au contraire, pourrait lui apporter beaucoup d’avantages :
La stabilité du corps social, car les pauvres, les exclus de la société préféreront rester dans une structure qui leurs assure l’essentiel et l'agréable plutôt que d’aller battre le pavé ou pire. Cela représente actuellement plus de 10 millions de personnes.
Préserver les structures techniques ayant la connaissance pour gérer les grands dangers laissés par cette civilisation comme les réservoirs de produits chimiques, pétroliers, nucléaires. Par exemple en permettant aux équipes de professionnels et à leur famille de vivre sans avoir à courir après un repas, un médecin, …
Préserver une partie des technologies qui permettrait d’adoucir la transition comme la production d’énergie et sa distribution permettant d’alimenter la distribution de l’eau, l’alimentation électrique des hôpitaux… au moins pendant un certain temps.
Préserver les forêts qui sont déjà mises à mal par l’évolution du climat et que des humains aux abois pourraient détruire rapidement. Et la forêt est la clef des ressources en eaux disponibles pour les humains.
Réaliser des travaux de préservation et de renforcement des nappes phréatiques. Elles sont hautes actuellement, mais elles sont moins stables en fonction de la température de surface et des prélèvements sauvages. Elles peuvent être au plus bas fin juillet.
Cette solution permet aux humains volontaires de pouvoir vivre et de ne pas trop être impactés par la fin de l’actuelle civilisation.
Pour cela, il faut revenir à ma France, celle des petites communes, celle des relations humaines vraiment humaines, celle du chant du coq et des coups de marteau du maréchal ferrant sur l’enclume, celle de la fraternité plutôt que de l’individualisme forcené.
Et bien sûr, ce sera très différent d’aujourd’hui. Nous n’aurons plus cette débauche d’énergie pour nous chauffer, nous laver, nous nourrir, nous amuser devant nos écrans, nous transporter à l’autre bout du monde, quand ce n’est pas sur Mars.
Nous n’aurons plus cent litres d’eau potable pas jour à notre disposition, mais plutôt une trentaine.
Il va falloir revenir à une vie simple, en accord avec la nature qui va nous faire payer très cher nos errances. Il faudra que nous puissions résister à la folie des humains, à leur soif de violences, de pouvoir, de puissance, qui, elle, ne s’arrêtera pas.
Ma France demain, sera celle des humains sages, qui sauront privilégier la tendresse, l’amour, l’altruisme, le travail bien fait, l’intelligence et la confrontation apaisée.
Et ce n’est pas une prière, ce sera comme cela ou bien la France et les Français vont disparaitre.
Ma France demain, sera celle des communes qui existaient avant la dernière guerre mondiale et que des femmes et des hommes vont devoir reconstruire, en ne recréant surtout pas cet immense galimatias de parasites qui prétendent organiser et conduire nos vies et qui nous laissent tomber dès qu’ils n’ont plus besoin de nous pour les servir.
Demain, il faudra construire coûte que coûte, parce que c’est notre vie et la vie des jeunes qui en dépendent, ces communes qui, grâce aux déménagements des citadins, incapables de vivre dans les villes, vont retrouver un visage humain.
Vous retrouverez les coqs qui chantent de bon matin, mais comme nous n’aurons plus d’électricité pour nous éclairer, autant se lever avec le jour et se coucher en même temps que les poules.
Dans ces communes, cela sentira certainement un peu le fumier, et nous nous habituerons bien vite à cette odeur car c’est un véritable trésor qui est soigneusement entretenu là. Oui un trésor, demandez à un agriculteur combien d’argent il a dépensé en engrais de toute sorte au fil des ans alors que le fumier épandu dans les champs rempli si bien la même fonction sans détruire la terre.
Demain, les humains sages devront reconstruire la vie dans ces communes, produire l’eau potable, la nourriture et les conserves, soigner, enseigner, chercher, apprendre, concevoir, maintenir la vie, enchanter le beau, vivre dans la joie, s’imposer la bonne humeur.
Demain, il faudra combattre la chaleur létale, la sécheresse, les virus, les humains en bande sauvages, les animaux qui ne seront plus régulés, les terres mortes, les eaux polluées, le désespoir, les produits chimiques, plastiques, pétroliers, nucléaires, militaires, abandonnés par cette civilisation.
Demain, il faudra combattre l’envie de vengeance, qui est inutile car la nature et la vie vont se charger de punir ceux qui le méritent.
Et ne croyez pas qu’il suffît de déménager ou d’habiter dans une commune à la campagne pour que vous soyez sortis d’affaire. Il faut prendre à bras le corps tous les aspects de votre vie et travailler pour construire votre futur.
Demain, vos habitations vont devenir beaucoup plus inconfortables qu’une grotte en pleine nature, sans eau, sans électricité, sans chauffage, sans air conditionnée, sans toilette, sans moyen pour cuisiner, avec une isolation très aléatoire.
Tout cela est facilement maîtrisable, à la condition de créer un groupe dont chaque membre prend en charge un ou plusieurs aspects de la vie.
Demain, il faudra appliquer strictement la permaculture. Il faut construire l’autonomie et la résilience face à l’évolution du climat.
Le chemin est long et difficile et c’est pour cela qu’il faut le commencer rapidement.
Nous n’avons plus le temps et il est déjà bien tard.
La civilisation actuelle va à la fois nous aider en nous permettant encore de vivre et d’agir, elle va aussi nous contraindre et même nous interdire par l’application de ses lois inhumaines. Et cela ne la gênera pas du tout. Elle n’a pas de sentiment.
Nos maires n’ont plus aucun pouvoir. Ils sont totalement empaquetés par des fonctionnaires qu’ils recrutent et nomment et qui prennent le pouvoir. Il faut que les maires retrouvent les moyens d’agir, car eux se préoccupent et s’occupent des humains.
Et si nos gouvernants, ceux élus et ceux qui les servent, ne sont pas capables de comprendre, les femmes et les hommes sages vont devoir agir intelligemment et imposer leurs choix. Notre force de conviction pourra largement compenser la violence qui nous coûte toujours très cher.
Ma France est en guerre. Et cette guerre fait des milliers de morts. Ceux de la Covid bien sûr, mais aussi et surtout ceux qui meurent de mal manger, de mal vivre, d’être abandonné.
J’appelle les humains sages, bienveillants, à se rassembler en petit groupe, sans discrimination, et d’affirmer leur choix de ne pas supporter, ni pour eux ni pour les autres, de crever de faim, de maladie, de désespoir.
J’appelle les humains sages à décider ce qui est le plus important, la vie de votre famille, de vos amis, de vos voisins ou vos combats politiques qui ne traitent jamais du seul vrai combat : que les humains vivent.
Les politiques ne peuvent plus rien faire. Nous n’avons plus le temps de sauver cette civilisation, de décarboner l’industrie, en reste-t-il encore ? les transports et la vie civile, de décroitre de façon contrôlée. Nous allons subir la pression du climat, de la sécheresse, de l’augmentation exponentielle des prix du cuivre, du fer, de la difficulté à extraire du pétrole, de la fonte des glaces et du permafrost, des incendies, vingt millions d’hectares en cours en Sibérie, etc….
Il faut que chaque humain décide de s’intégrer dans un groupe, parce que, pour “faire”, il faut être ensemble, et à terme, créer des communes d’environ cinq cents personnes, sans discrimination, ou des groupes autour de cinq cents personnes pour servir les communes plus grandes.
Les gens n’ont pas besoin d’habiter tous dans le même coin. Il faut simplement qu’ils se voient le plus possible pendant que c’est possible, pendant que la révolution n’est pas encore là, pendant que cette civilisation existe encore.
Il y a beaucoup de travail à faire depuis son salon, son lieu de travail, ou son lieu de villégiature.
Notre association loi de 1901, propose un petit paquet de connaissances que vous utiliserez comme vous voulez, qui est gratuit, qui guidera vos premiers pas, qui vous permet de construire un lieu de vie, un lieu qui construit la vie, un lieu qui génère la vie.
Attention, acquérir de la connaissance demande un peu de conviction, je devrais dire de passion, des efforts et un peu de temps. Mais cette connaissance est accessible à tout le monde, pourvu que l’on apprécie, au moins un peu, la compagnie des autres humains.
Ce que nous appelons une « ferme de la vie » est un lieu vraiment petit, c’est la zone 1 en permaculture. Elle occupe un hectare de terre même très abimées par la culture intensive, elle nourrit cinq cents personnes, les soigne, enseigne, protège, et donne la joie.
Elle sera environnée par les habitations des fermiers, ceux qui étaient là au départ de la ferme, et ceux qui sont venu après, qui ont construit leur maison en terre/paille, parce que ce sera la seule technique capable d’apporter du confort. Les fermiers devront se préoccuper des habitations actuelles qui supporterons difficilement une semaine à plus de 40°C jour et nuit. Dès que les organismes de l’actuelle civilisation qui contrôlent les constructions seront en état de mort, il faudra construire, toujours en terre/paille, des ateliers sur le terrain de la ferme pour la cuisine, pour le bois, le fer, pour l’eau, des bassins, je n’ose dire “piscine”, pour que les travailleurs puissent se délasser, une salle de spectacle parce qu’il n’y aura plus que les spectacles vivants, …
Une « ferme de la vie » permet surtout de construire un avenir à la dimension des ambitions et des capacités de chacun pourvu qu’elles soient conformes à la vie demain.
Demain, nous allons changer de civilisation, et c’est nous qui allons la construire ensemble, en impliquant beaucoup les jeunes, en ignorant tout ce qui est inutile pour vivre.
Les dates limites pour agir sont très proches, et ne cassez pas la civilisation actuelle, nous en avons encore besoin, mais décidez de construire votre futur.
LES FERMES DE LA VIE
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Un livre de l’auteur : Les fermes de la vie - le livre des fermiers Par Didier LAINARD en vente 14€ dans toutes les bonnes librairies. ISBN : 979-1-035-94436-0