Les fermes de la vie

 

Pour vous, nos radeaux de sauvetage
Vous, les gens, qui lisez ceci pour la première fois, il faut vraiment écouter sinon, vous allez tomber vous aussi dans le trou. Le gouvernement
Nous recrutons
Nous recrutons des activateurs. Calendrier de formation des activateurs principaux Ce sont les personnes, femmes ou hommes, qui prennent en charge
L'autonomie
L'autonomie pour la future civilisation consiste en deux choses : Se passer de tout ce que la civilisation actuelle produit Produire ce dont les
L'autonomie
L'autonomie pour la future civilisation consiste en deux choses : Se passer de tout ce que la civilisation actuelle produit Produire ce dont les
La résilience
La résilience est la qualité qui défini la capacité d'un système à affronter des attaques. Pour les fermes de la vie la résilience devra affronter
La politique
Notre relation avec la civilisation actuelle. L'organisation des fermes après l'effondrement
La communauté
Construire une communauté dans une nouvelle civilisation... Abandonné tout ce qui nous pourri la vie, mais aussi produire tout ce qui est essentiel
Les terrains
La recherche des terrains est une action qui nécessite une communauté soudée et volontaire. C'est la première difficulté importante qu'il faut

De multiple dangers viendront perturber la vie des habitants de la ferme.

D'abord le climat. Le réchauffement climatique, ce n'est pas seulement une température un peu, ou beaucoup, plus chaude l'été, c'est surtout un ensemble de modifications des régimes des vents, de la pluie, et des conditions géographiques.

Nous sommes habitués à des évolutions qui représentent pour nous la normalité. Avoir une température de 40° C l'été est normal. Avoir 50° sera difficile à supporter pour beaucoup de personnes, mais avoir 50°avec des vents violents sera plus difficile à assumer.

Dans une tribune publiée par le New York Times et titrée « Arrêtez de dorloter les super-riches« , le patron du fonds  d’investissement Berkshire Hathaway : Warren BUFFET, propose une hausse d’impôts pour les Américains dont les revenus dépassent au moins un million de dollars par an.

Selon lui, cela ne nuirait ni aux investissements, ni à l’emploi.

« Nos dirigeants ont appelé à ‘un sacrifice partagé' », commence-t-il. « Mais quand ils ont fait cette demande, ils m’ont épargné. J’ai vérifié auprès de mes amis méga-riches pour savoir à quels sacrifices ils s’attendaient. Eux non plus n’avaient pas été touchés« , écrit le milliardaire.

 

Résumé : jardinage sur des buttes en permaculture (dite aussi culture en lasagne). respects de tous les cycles de vie. Utilisation d'engrais autre que naturel produit par la ferme interdit. pas de pesticide, d'insecticide, de fongicide autre que naturel et produit sur la ferme. Culture de plantes médicinales dans certaines fermes.

Nous avons choisi le jardinage sur buttes en permaculture.

Dans un premier temps ce n'est peut-être pas la meilleure méthode car c'est un investissement important. En effet la construction d'une butte nécessite une quantité importante de travail.

Il faut creuser le sol pour récupérer de la terre, trouver du bois dont une partie au moins doit être décomposée, et en assez grande quantité pour combler le trou. Il faut aussi disposer d'une assez grande quantité de branchages, si possible avec du feuillage surtout si la terre était auparavant cultivée en agriculture classique. Il faut une couverture pour la terre et souvent des planches pour retenir la butte sur une hauteur d'environ quarante centimètres. Toutes les buttes que nous avons réalisées ont été creusées à la main ce qui est un travail important. Il faudrait plutôt travailler avec une petite pelleteuse. Pour couvrir 1000 m2 de buttes, c'est un vrai travail de 3 à 4 semaines quand on le fait à l'huile de coude et de quatre jours avec un outillage adapté.

Alors pourquoi choisir les buttes plutôt qu'un jardinage classique ?

  • La quantité de travail pour l’exploitation d’une butte est bien moindre que pour un jardinage classique.
  • La quantité d’eau nécessaire à une production abondante est bien inférieure à celle de toutes les autres techniques de jardinage. Dans les années qui viennent, notre pays sera confronté à une grande pénurie d’eau.
  • Les quantités de légumes produites par une butte sont bien supérieures à ce que produire un jardinage classique.
  • La résistance aux agressions des ravageurs est bien plus soutenable sur une butte.

Bien sûr, tout cela est très dépendant de la conduite du jardinage sur les buttes, mais aussi de la conduite de toute la ferme.

 

 

Résumé : la médecine va subir de profond changement. Les outils électriques, les médicaments usuels actuellement ne seront plus disponibles. Il faudra donc basculer très tôt vers une médecine plus naturelle mais qui, compte tenu des nouvelles recherches semblent être plus prometeuses que beaucoup de médications actuelles.

Il faut d'abord comprendre qu'après le grand choc, si les hommes de la médecine sont toujours disponibles, la plupart des outils qu'ils utilisent habituellement ne pourrons plus fonctionner faute d'électricité, de carburants et du défaut de disponibilité des composants de presque tous les appareils qu'ils utilisent habituellement ainsi que des médicaments.

Il faut totalement réorganiser la médecine, d’autant plus que les attaques tant du climat que de la biosphère ne vont pas s’atténuer. Il faut s’attendre à des problèmes dues au changement climatique comme le subiront tous les êtres vivants et à l’apparition de nouvelles épidémies.

Il faudra aussi apprendre à produire les médicaments utiles heureusement bien moins nombreux que ceux dont on dispose aujourd’hui.

 

 

Le défi est immense et une période de trois ans pour organiser tout cela, de la production de plantes médicinales, leur transformation, leur conditionnement, leur usage forcément en grande partie nouveau, à l’élaboration des méthodes d’administration va nécessiter des mois de travail intense.

Et malheureusement il ne faut pas trop compter sur des décisions politiques pour lancer ce plan ORSEC étendu.

C’est pour cela que les adhérents des fermes vont devoir faire ce travail, en utilisant toutes les compétences disponibles, et tout cela bénévolement.

 

Résumé : L'éducation ne devrait pas trop changer sauf en ce qui concerne la relation à la nature et l'apprentissage des réalités. Il n'est plus possible que tous les économistes ignorent dans la presque totalité de leur travaux les coûts des matières intiales (énergie, matières).

Si notre civilisation s'effondre, et cela uniquement en raison des hommes, c'est bien qu'il y a un très grave problème dans l'éducation des humains. Aucun homme ne peut dire : "c'est la faute des girafes ou des éléphants, des fourmis ou des vers de terre".

Les chefs de cordée nous ont amené exactement sur la pente qui finit dans le gouffre. Est-ce un problème d’éducation ?

C'est à coup sûr un manque d'éducation, d'attention à notre environnement, d'attention à la conséquence de nos actes, d'indifférence et certains disent de méchanceté.

Comment réinventer une éducation qui prend en compte une attention soutenue à notre environnement, à la nature, qui induit des comportements respectueux à tous les niveaux de gestion et d'action.

Après la chute de la civilisation, les classes maternelles seront implantées dans chaque ferme afin de garder les enfants à proximité des parents.

Les classes du primaire et du secondaire seront elles, comme c'est le cas aujourd'hui, centralisées dans un domaine.

Il n'est pas du tout certain que les locaux des classes actuelles soient bien adaptés dans le monde futur. Les chaleurs l'été risquent de les rendre très inconfortables et l'hiver très difficile à chauffer (plus d'électricité, de gaz ni de fuel).

Bien sûr, de très nombreux maîtres reconduiront leur métier. Cependant, nombre d'entre eux sinon la totalité devront apprendre les éléments essentiels de la nouvelle vie afin de les transmettre aux enfants. Apprendre ce qu'il ne faut pas être et faire, apprendre ce qu'il faut être et faire.

Le problème des universités devra être étudié car il est difficile de nourrir une grande quantité d'étudiants alors que la production de nourriture ne pourra plus être industrialisée, que les locaux seront très inadaptés aux nouvelles conditions climatiques et à la quasi absence d'énergie pour compenser les évolutions du climat. Des solutions devront être étudiées sérieusement.

 

 

Résumé : c'est l'agriculture qui va subir la plus importante révolution, ne plus jamais laisser la terre découverte, comme dans la forêt. Utilisation de la permaculture dans tous les domaines. Basse technologie et basse énergie obligatoire dès le début. Relations nombreuses avec les agriculteurs.

Elle s'appuie sur une science mise au point depuis quelques dizaines d'années pour faire vivre harmonieusement les hommes et la nature :

La permaculture. Ce n’est pas seulement une technique agricole. Elle est un mode vie qui tient compte des relations essentielles entres les hommes entre eux, entre les hommes et les animaux et entre les hommes et la nature, et ce n’est pas seulement de l’écologie. Je vois sur certain site pourtant éminemment intéressant des solutions pour faire des fourneaux à bois avec deux jantes de voiture (oui, elles ne rouleront plus beaucoup faute de carburant.) Si de telles solutions se répandent après l’effondrement, en moins de trois ans, la France sera transformée en désert végétal.

Vous pouvez lire une description des douze règles essentielles dans ce site.

La production agricole s'appuie sur des buttes en sol vivant. Cette technique présente trois avantages essentiels :

  • Très peu d'eau nécessaire pendant la culture
  • Très peu de travail de jardinage
  • Une très grande production (environ dix fois supérieur au maraichage).

 

 

L'élevage des animaux de basse-cour participe à la production des légumes en apportant des phosphates, du phosphore et des engrais naturels

Le verger est lui aussi traité avec des règles spéciales. La densité des arbres est beaucoup plus grande que dans les techniques traditionnelles.

Les pieds des arbres sont occupés par plusieurs strates de légumes et de buisson qui augmentent de façon importante la productivité.

Enfin les relations avec les agriculteurs leur permettent de produire des éléments indispensables comme le blé pour la boulangerie et les pâtisseries, le maïs pour nourrir les animaux, le lait pour le beurre, le fromage et la cuisine, etc...

Ne disposant plus d’énergie, ils seront tout heureux de trouver dans les fermes des organisations leur permettant de disposer de la main-d’œuvre pour les travaux des champs et pour leur donner la nourriture qu’ils peuvent difficilement produire dans leurs champs.

Les agriculteurs seront donc des adhérents à part entière des fermes et des domaines même s’ils ne participeront quasiment pas aux travaux de la ferme.

D’autres activités vont rapidement avoir une grande importance comme l’élevage des chevaux. En effet, s’il est possible de se déplacer à vélo, beaucoup de transports et y compris le transport de personnes se feront à l’aide de chevaux. Cette activité devra être analysée bien avant l’effondrement et certainement mise en œuvre car il faut un certain temps pour produire des bêtes capables de travailler.

Beaucoup d’autres domaines devront être analysés comme la production de tissus, de cuir pour les chaussures, de sel pour la cuisine, etc…